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vendredi 10 juin 2011

Maria LOBODA à la Galerie Schleicher+Lange

 http://www.galerieschleicherlange.com


A l'exposition de Maria LOBODA, on trouve quelques arbres suspendus du plafond au fond de la galerie. Il n'y a pas de fleur, ni beauté à leur forme. Ils attendent de se flétrir avec de petites éponges aux bouts de chaque arbre.

Cette œuvre s'appelle Ah Wildness est fait avec du cèdre, du pin, du bouleau, du noyer. Selon l'explication, « s'ils se retrouvaient ensemble dans la nature, ces trois (quatre?) espèces se détruiraient ». Mais ce n'était pas l'explication ou le concept de cette œuvre qui m'a attiré, mais c'était son existence objective sans « beauté ». La beauté dans le sens banal, celui de la forme organique d'arbre ou de la couleur vivante, etc. En plus cette existence n'est même pas durable. Un autre jour, à la même galerie, j'ai vu du gros béton parterre qui ne forme rien (moitié cassé?). Je ne sais plus son auteur ni son titre mais je me souviens de son aspect et de l'impact que ça m'a donné. Leur existence objective était simple et dynamique. Cete simplicité et ce dynamisme étaient beau.

On sais bien littéralement que l'œuvre d'art n'a pas besoins d'être belle. En plus on ne sait pas exactement ce qu' est la beauté. Mais, devant d'Ah Wildness, j'ai senti où se trouve mon concept de la beauté.


Dynamite Winter / Maria LOBODA
à la Galerie Schleicher+Lange
12, rue de Picardie 75003 Paris

du 7 mai 2011 au 18 juin 2011

« Extra-art Thomasson » de Genpei AKASEGAWA





はっきりと申し上げます。これは、
「超芸術!」
というものであります。芸術は芸術家が芸術だと思って作るものですが、この超芸術というものは、芸術家が、芸術だとも何とも知らずに無意識で作るものであります。だから超芸術にはアシスタントはいても作者はいない。ただそこに超芸術を発見するものだけがいるのです。

『超芸術トマソン』筑摩書房、1987年


J'ai quelque chose à vous dire exactement. C'est une certain chose « Extra-art »! L'art est fait par un artiste en voyant que c'est un art. Mais cet « Extra-art » est fait par un artiste inconsciemment sans connaître ni l'art ni rien. C'est pour ça, dans « Extra-art », il n'y a pas d'auteur que son assistant. Il y a uniquement quelqu'un qui trouve l' « Extra-art ». — Genpei AKASEGAWA

« Extra-art Thomasson », Chikumabunko, Tokyo, Japon, 1987, p25

AKASEGAWA est un artiste et écrivain japonais. Un des membres de groupe High Red Center de Fluxus des années 60. Dans « Extra-art Thomasson », il définit et présente des exemples d'extra-art avec beaucoup d'humour.

Il dit que dans la ville, on trouve parfois des objets inutiles attachés aux bâtiments. On ne sait pas par qui c'est fait, ni pourquoi. Mais c'est très bien gardé par quelqu'un, pour rien. Normalement, on ne laisse pas les choses inutiles sans fonction effective occuper du terrain (qui est assez utile) dans un monde capitaliste. Il a trouvé que ces objet sont de « l'art » sans auteur et l' a défini « Extra-art » en donnant le nom Thomasson, d'après joueur de baseball invité au Japon des Etas-Unis avec un salaire énorme mais ne peuvent jamais battre la balle. Il organisait des visites de groupe à la découverte des Thomassons dans la ville, et également fait appel de photos de Thomasson. Ce livre est une compilation de ces découvertes.

Grâce à la finesse et l'acuité de son intuition, son coup d'œil sur le système du monde et l'art, et son sens de l'humour et de la littérature, ce livre est très intéressant. Dommage que son sens de littérature très japonais l'empêche d'être traduit. En français je n'ai trouvé qu'une petite présentation de l'activité d'AKASEGAWA dans « 1910 JAPON DES AVANT GARDES 1970 » (Editions du Centre Pompidou, Paris, 1986).

Conférence d' Antoine PERROT

http://www.antoineperrot.net/ 



   Pour P. Greenberg les objet sont dématérialisés dans l'art conceptuel. Ce qui m'intéresse dans ces œuvres d'Antoine PERROT, c'est un échange entre l'objet d'art dématérialisé et l'objet quotidien. Il crée ses œuvres avec des articles tout fait et met dans la galerie comme objet artistique. Il y a déjà une transformation. En plus, ces œuvres sont faites pour ramener hors de la galerie. On y voit un double jeu dans son concept d'œuvre « Peinture porte-bonheur ».


   J'ai réfléchi comment on peut appeler l'objet « artistique » pour porter hors de la galerie ou qui n'a pas le droit d'entrer dans une galerie, un musée ou sur des étagères de décoration? Cet objet sera fait par une passion environnante, comme le Palais idéale du facteur Cheval. Dans son cas, son objet est fait comme un palais. Et Antoine PERROT appelle son œuvre « Peinture porte-bonheur ». Et c' est bien une « peinture » et comme un « porte-bonheur ». Mais si elle n'avait pas la forme d'un palais ou du porte-bonheur, malgré tout ils sont bien faits et bien étonnants ou intelligents? Est-ce possible? Il me semble que c'est possible, parce qu'on ne pourra pas comprendre que l'objet d'Antoine PERROT est une peinture, ni un porte-bonheur sans le titre ou l'explication. Le rapport entre son objet et son nom est assez faible. Comment peut-on appeler cet objet qui n'a pas de fonction effective en dehors du champs « artistique »?


    Je n'ai pas encore tout à fait trouvé de nom ou d'exemplaire pour cet objet. Sinon, je trouve que la tombe s'en rapproche. Elle a sa fonction effective dans le social mais faiblement. On ne peut pas porter notre tombe pour montrer aux gens notre goût ou notre richesse comme objets décoratifs physiques. Dirons nous « ma tombe » au lieu de « mon œuvre »?

Notion d'artiste — Marlene DUMAS

"At my art school, I remember, my professor told me, 'You are a born painter'. I replied that I considered painting old-fashioned. All the smart artists were doing other kind of work, so I wanted to do something else, but he said, 'My poor girl, what else could you do?' In Holland, I will never be accepted as  proper Duch person because I can't ride a bicycle, or swim, and I don't have any hobbies. In that sense I enjoy seeing art as a form of play — you can play, you can lie, you can do all kinds of things." — Marlene DUMAS


"Barbara BLOOM in conversation with Marlene DUMAS", Marlene Dumas, Phaidon, London, 1999, p15

samedi 14 mai 2011

Le supplement de Gagosian Gallery


    J'ai réfléchi sur l'exposition de Gagosian Gallery que j'ai visitée il y a deux mois parce que je me suis intéressée aux stratégies de la galerie (même si je ne pourrai pas tout savoir).

    Ce que j'ai remarqué à ces deux expositions, « Rodin/ Sugimoto » et « Victoire de Castellane », c'est des relations très fortes avec la mode. L'une est l'expo de bijoux et l'autre est celle de photos de vêtements. En plus, il y avait la Fashion-Week à Paris au début du mois de mars quand je l'ai visitée.

    C'était un peu étrange pour moi, qu'il y ait un décalage entre les ouvertures des deux exposition. Rodin/ Sugimoto a commencé le vendredi 11 février. Victoire de Castellane a eu son vernissage le mardi 1er mars. Mais c'était facile de comprendre la raison. Le 1er mars était le premier jour de présentation des maisons à Paris, et en même temps, il y n'avait pas de défilé ce soir-là. ( Les autres jours, il y en a toujours jusqu'à 21 heures à peu près. Selon le site « Melt y Fashon »
(http://www.meltyfashion.fr/fashion-week-paris-2011-ca-commence-aujourd-actu50889.html) C'était sûr qu'il y avait beaucoup de clients de la mode ou de la presse étrangère à Paris, surtout dans le quartier de la galerie, où les présentations ont souvent lieu. J'imagine, que la galerie a choisi un jour de vernissage pour les clients et la presse où il n'y avait pas de défilé à voir.
   L'expo de bijou est facile à apprécier, d'en parler sans connaissance de l'art. En plus, les bijoux de Victoire de Castellane ont été présentés sur des tables en verre comme dans une boutique. En réalité, j'ai vu des équipes de télé qui étaient au Victoire de Castellane, avec des présentatrices qui s'habillaient bizarrement.

    Et à la fin de leur visite, l'accueil les a informés qu'il y avait une autre expo au rez-de-chaussée.

    Au rez-de-chaussée, il y a un série de photos de mannequins qui portent des vêtement de grandes maisons de mode comme Yves Saint Laurent, John Galliano, ou Balenciaga. Les tirages avaient de très beaux tons de noir et blanc et de matière magnifique d'argent, et étaient dans des cadres métalliques modernes. Le série est titrée « Stylized Sclupture », qui nous montre, du coup, qu'une création de mode est une sorte d' « art ».
    Les photos sont installées avec une sculpture de Rodin. Je me suis posée la question, « qui a envie d'acheter du Rodin? », mais du coup, j'ai trouvé que ce n'était pas pour vendre, même s'il y avait un prix, mais c'était une partie de leur stratégie. Qu'est-ce qu'ils veulent nous dire? J'ai conclu que c'était pour représenter l'orthodoxie de leur art.
    Les sculptures de groupe d'hommes partageant des questions du « corps », « masse », « mouvement », « expression de chiffon » etc. et peut-être le « romantisme », avec les créations de mode dans les photos de Sugimoto. Également, Rodin est incontestablement un artiste pour tout le monde et en plus il est français. Là j'ai senti un message: le créateur de mode est artiste car il s'agit du même problème que le grand artiste et vous êtes à Paris le centre du monde culturel !

    Cela serait exagéré, mais c'était sûr que grâce à la disposition de ces trois artistes, en suivant et en profitant de l'exposition, nous les spectateurs, même des professionnels de mode qui ne sont pas très au courant des beaux-arts, ou même les spectateurs de leurs émissions de télé pourrons avoir un point de vue de l'œuvre de Sugimoto, un des artistes de cette galerie, est bien de l'art contemporain en vogue et orthodoxe.

    En réfléchissant à cette exposition, j'ai trouvé que la ville de Paris est l'une des villes les plus dynamiques mondialement où on peut faire quelque chose en rapport entre plusieurs activités culturelles.

Rodin/ Sugimoto
du 11 fév au 25 mars 2011

Victoire de Castellane
du 2 mars au 22 mars 2011

à Gagosian Gallery
4, rue de Ponthieu 75008
www.gagosian.com


dimanche 6 mars 2011

GARGOSIAN GALLERY


         J'ai visité la Gagosian Gallery pour la première fois. C'est une galerie américaine. Je la connaissais comme la galerie de Takashi MURAKAMI ou Yayoi KUSAMA aux Etas-Unis. Au FIAC de 2010, elle m'a montée un grand stand dynamique qui s'est située sur l'une de les meilleurs places du Grande Palais. Selon son site, elle a plusieurs salles d'exposition aux Etas-Unis, en Europe ( France, Italie, Suisse etc) et en Asie. Même elle a l'air « forte », il était étrange pour moi qu'il y ait pas son nom sur la liste de la Fondation Ricardo, qui présente les principales galeries commerciales à Paris.

Cette galerie est dans le quartier des Champs-Élysées, à côté se trouvent plein de boutique de mode, hôtels quatre étoiles ou instituts de beauté. Et elle est juste à côte de Christies.
Sa façon d'accueil est particulière. Il y avait un agent de sécurité qui déverrouille avec un bouton intérieur la porte automatique en verre. Un autre agent de sécurité m'a accompagnée et surveillée pendant que je visitais.
Après l'entrée il y avait deux salles, de 60 mètres carrés à peu près. Le sol est en marbre rose et à le plafond vraiment haut, il y a des spots. C'était comme un « musée », beau, luxe, grand et clair. Après deux salles, j'ai trouvé un bureau/ accueil où deux personnes travaillent, l'un d'eux était un garçon « beau » comme un vendeur de mode. Ils m'ont ignoré, bien sûr. A l'étage, il y a un autre petite salle.
Il y avait deux expositions différentes entre deux étages. Au rez-de-chaussée, j'ai vu l'exposition collective de Rodin et Sugimoto. Les sculptures de Rodin étaient assez grandes, de 5-6 figures. Les photos de Sugimoto qui est un artiste dons les œuvres sont les plus chères pour un artiste Japonais, c'était ses dernières œuvres de la mode que je n'avais jamais vues. Je n'ai pas osé de demander le prix des oeuvres.
A l'étage, il y avait une exposition de gros bijoux qui venait de commencer. J'ai trouvé un groupe de mesdames qui était guidé par une galeriste et deux équipes de télé avec des présentatrice habillées bizarrement.
J'ai senti que c'était une galerie vraiment « bourgeoise » et un sens de la beauté occidental (ou américaine ?) classique. Tout est différent du la monde où j'habite, et pour cette raison, elle était très « intéressante » pour moi. De plus, ce qui m'a étonné est qu'elle m'a permis d'entrer, cette petite étudiante asiatique, même si j'ai été surveillée par la sécurité tout le temps. C'était clair que j'étais pas sa clientèle. Pour remercier leur grande tolérance et gentillesse, j'ai écrit ce blog pour faire connaitre son existence aux jeunes étudiantes d'arts plastiques à Paris.


Rodin/ Sugimoto
du 11 fév au 25 mars 2011

Victoire de Castellane
du 2 mars au 22 mars 2011

à Gagosian Gallery
4, rue de Ponthieu 75008
www.gagosian.com

vendredi 28 janvier 2011

Pierre HUYGHE à FRAC_BN

 
FRAC_BN 9, rue Vaubenard 14000 Caen
10-23 janvier 2011


Ma première rencontre avec son œuvre a eu lieu en 2001 à la triennale de Yokohama au Japon. L'œuvre s'appelait ''No Ghost Just a Shell'', un film d'infographie avec  une fille de dessin animé qui parlait quelque chose. Je ne me souviens plus ce dont elle parlait (peut-être il n'y avait pas de traduction, ou c'était trop compliqué pour moi). J'ai entendu qu'il avait acheté les droits de ce personnage de fille à une entreprise japonaise de dessin animé. Elle a été tellement modifiée qu'elle a perdu sa forme première et était bizarre. je ne suis pas sûre mais sa voix était bizarre aussi. A ce moment-là, c'était impressionnant pour moi de trouver un artiste français intéressé par les dessins animés de mon pays. Et j'ai réfléchi à son œuvre avec  respect pour son image visionnaire de la réalité car aujourd'hui on est arrivé à une époque où on a des logiciels de synthèse vocale telle que "vocaloid" et on peut sortir avec les filles des jeux vidéos de notre téléphone portable.

Dans ce film, ''The Journey That Wasn't''(2006), fait à la façon d'un documentaire, on trouve l'image de l'Antarctique et du théâtre en plein air d'un parc. Au théâtre, plein de monde regarde un spectacle ou un concert la nuit sous la pluie et porte des imperméables. Sur scène, il y a un pingouin. En Antarctique, il y a un groupe qui voyage avec un bateau entre les icebergs . Cette description est vraiment belle. Le groupe a arrêté le bateau au bord et fait clignoter une grosse lampe ronde. Des groupes de pingouins les regardent. En même temps, une musique commence, l'image glisse vers la scène de théâtre...
Pour moi, ayant regardé ce film sans  explication préalable, je n'avais pas compris s'il y avait une histoire. Et petit à petit, à cause de son montage, je me sentais comme un pingouin jouant un spectacle au théâtre du parc, devant  plein de spectateurs. Mais, alors que des images ont commencé à s'organiser dans une « histoire » dans ma tête, l'assortiment d'images restait toujours extravaguant,  les icebergs, la lampe qui clignote, les nombreux spectateurs dans leurs manteaux de pluie, etc.
J'ai trouvé ce film (comme également ''No Ghost Just a Shell'')  est une œuvre sophistiquée nous montrant la relation entre la réalité et la fiction. En plus, l'image de l'Antarctique m'a rappelé les problèmes environnementaux dont on parle beaucoup aujourd'hui. Là j'ai trouvé un sens profond sur les questions d'actualité.

Par ailleurs, l'organisation publique du '' Fond Régional Art Contemporain''  m'a intéressée car ça n'existe pas dans mon pays. J'aimerais bien étudier leur démarche.

jeudi 27 janvier 2011

MONET à la Grand Palais

 
Monet est connu comme un chef de l'« Impressionnisme ». C'est un mouvement qui a eu lieu à la seconde moitié du 19 siècle. Donc, ce n'est pas de l'art contemporain. L'art contemporain est, au moins pour moi, l'art de États-Unis après la seconde guerre mondiale. Mais j'ai réfléchi aux liens et aux éléments communs entre les travaux de Monet et l'art contemporain.

      1. A l'entrée, il y avait une queue très longue. C'était marqué 5 heures d'attente. Le mondes qui attendait ne m'a pas  semblé  spécialiste des beaux-arts, mais très ordinaires, qu'on peut trouver partout à Paris. L'intérêt d'une grande quantité de monde est concentré vers la salle d'exposition qu'on n'a pas encore vue, une grande quantité d'yeux regardaient la porte. Je suis impressionnée par « la force » qui a ramené ce monde à cet endroit. Cela m'a rappelé Andy Wahol, et que Mao Zendong ou un accident de voiture  de ses oeuvres attirent nos yeux sans raison.

      2. Les peintures de Monet sont riches en matière. J'ai eu un « déjà vu » pour ces matières. Je les ai vues où? Peut-être dans les œuvres de Gerhard Richter ou Robert Rymans? Et je sais bien que  c'est eux qui se sont référés aux peintures de Monet et des autre peintres. Mais en tout cas il y a des liens, par rapport aux variations de matière, des touches de pinceaux, ou la superposition de couleurs, que je regardais sur les œuvres d'art contemporain.

      3. Les peintures de Monet, surtout celles du début, m'ont donnée l'impression d'être « comme la photographie ». Pourquoi? Cela peut être à cause de son cadre, sa composition, sa description photographique et ses motifs comme la lumière ou la fumee, qui ont  toujours intéressé les photographes depuis la naissance de la photographie. En plus il travaillait au lieu. Egalement, ses peinture qui expriment le changement de la lumière du soleil sur la paille ou Notre Dame m'ont rappelé les retouche de la photo avec photoshop. 

      4. Les reproductions d'œuvres de Monet sont partout et on a déjà vu ses oeuvres par ces reproductions. Je ne connais pas la situation ailleurs qu'en France et au Japon, mais j'imagine, qu'elles sont partout dans le monde, très nombreuses. Il n'y aurait pas beaucoup de monde dans la salle qui n'a pas encore vu Monet et qui ne connaît pas du tout son nom. Je trouve que cette relation, que on montre des images dont on est las, est comme celle de l'art contemporain surtout comme l'art pop.

      5. Dans les œuvres de Monet, il répète le même motif. Comme c'est mentionné par les 4 œuvres de Roy Lichtenstein qui étaient exposées dans cette rétrospective, c'est plus clair le lien avec le processus de répétition de l'art pop, surtout dans la série de la paille et Notre Dame. 

      6. Avant l'existence de reproduction, il a fabriqué une grande quantité de peintures. On ne peut pas comparer avec la quantité de la fabrication d'artistes contemporains d'aujourd'hui, qui a ses laboratoires comme des usines, mais par rapport à d'autres artistes impressionnistes, par exemple Seurat, j'ai l'impression que ses oeuvres sont produites rapidement et nombreuses.

Peut-être c'était la salle du  ''Grand Palais'' qui a eu la rétrospective d'Andy Wahol, qui m'a amené cette idée; le lien entre l'art de Monet et l'art contemporain, et ça peut être une interprétation élargie. Mais c'était intéressant que cet rétrospective m'a permis de réfléchir sur ce que sont les artistes contemporaines cités, décomposés, et reconstruits.

ARMAN à Centre Pompidou


Arman est un artiste du « Nouveau Réalisme », qui s'est appelé « néo-dada » au Japon. C'est un mouvement  des années 50-60, qui se déroule en même temps que l'art pop, et pose la question de la consommation de masse. Le Nouveau Réalisme hérite de  Dada et adopte d'autres moyens, parfois agressifs, qui n'étaient pas utilisés par les « beaux-arts » avant.
Pour moi, il était l'auteur d'œuvres d'objets enfermés dans une boite de Plexiglas. Ma première rencontre était avec une œuvre enfermant de nombreuses bouilloires; si ma mémoire est correcte, il y a environ 10 ans au musée d'art de Benesse, à Naoshima au Japon. Les œuvres et les reproductions dans des livres que j'ai vu par la suite étaient dans le même genre.
A cette exposition à Pompidou, on peut trouver également des œuvres d'un autre genre:
  • les peintures faites avec des taches de tampons, fils, corde etc.
  • les sculpture rectangulaires enfermant des poubelles dans de la  résine.
  • les sculptures/objets faits avec des meubles ou des instruments coupés.
  • installations de meubles
  • les objets de bi-dimention faits avec des tuyaux de couleurs.
Cette rétrospective était intéressante pour moi qui ne connaît qu'un genre de ses oeuvres, car cela  m'a permis de savoir qu'il a continué  sa démarche pendant toute sa vie, notmamment par une recherche d'autres moyens « artistiques » que la peinture sur toile avec des pinceaux ou créer une forme avec du bois ou de la terre.
Et cela peut être juste pour moi, mais j'ai eu l'impression que ses oeuvres ne sont pas forcément vives et attractives durant toute la durée de son activité. Par exemple c'était moins impressionnant pour moi son oeuvre avec la machine à écrire des années 90 que celle des années 60 qui enfermaient des poubelles. J'ai trouvé également que malgré sa vie relativement longue, la plupart de ses styles ont été inventés presque au début de son activité, dans les années 60.
Ce qui m'intéresse, même si ses oeuvres doivent être catégorisées comme de l'art « contemporain », elles  m'ont donné l'impression d'être assez « vieilles ». Ce n'est pas une critique, je voulais dire toute simplement qu'il me semble que ce « contemporain »-là et celui de maintenant ne sont pas  de la même période. Car entre deux périodes,  1960 et 2011, il y a plein de chose qui se sont développées, transformées, ou sont apparues: Technologies de communication, imprimantes, amélioration de l'électricité, etc. Là il n'y a que le « médium » qui est changé, mais cela serait un peut différent et intéressant de faire des œuvres avec un même concept que Arman mais avec le matériel d'aujourd'hui.

lundi 10 janvier 2011

Conférence et exposition de Kimiko YOSHIDA


Son exposition à la Maison Européenne de la Photographie m'a permis de connaitre les œuvres de Kimiko YOSHIDA. Il me semble qu'elle succède aux travaux de Cindy SHERMAN ou Akimasa MORIMURA, photographes conceptuels qui travaillent en rapport avec la peinture en servant de modèle à ses photographies et simulant une scène de film ou de peinture. Leurs travaux pose des questions aux spectateurs sur les problèmes de la race, l'ethnie, le genre ou le soi. Les œuvres de Kimiko YOSHIDA sont, pour moi, parfois plus abstraites et féminines, et ont la beauté matérielle comme un objet délicat avec son sens artistique et la technique photographique d'aujourd'hui.

Heureusement, j'ai une l’occasion d'assister à sa conférence où elle a dit avoir confiance en son sens des couleurs grâce à son métier de présidente et ses compétences de travail de bureau qui sont les éléments qui l'ont amené au succès. J'ai trouvé cela intéressant.
En même temps, sa conférence m'a suscité de vives questions. Elle a exprimé elle-même le fait qu’elle « n'était pas du tout comme une japonaise», alors que j'ai eu l'impression qu'elle a une façon et un point de vue très japonais... c'est dur à expliquer cette impression délicate que j'ai eu de ses mots. Par exemple, j'ai entendu du japonais cette phrase mille fois au Japon, mais, des japonais que j'ai rencontré pendant mon enfance en Europe et la vie ensuite dans mon pays, où je passais pas mal de temps avec mes collègue qui ont vécu longtemps en pays étranger, n'ont plus de tout la mentalité japonaise, jamais ils ne le disent, ni le pensent. J'ai eu la même impression par la phrase ''les japonais préfèrent être tous pareils'' ou ''j'étais vraiment différente des autres japonais''.
Cette question m'a posé réflexion. D’un côté, elle parle sa notion sur les japonais que est répété par les japonais jusqu'à on lasse, et s'habille Issey MIYAKE, la marque japonaise très connu, sur son apparence japonaise. Et d’un autre côté, elle s'exprime '' Je ne suis pas du tout comme une japonaise'' dans la langue française, travaille en France en observant les lois françaises,etc. Cette manière ne ressemble pas à la manière de ses autoportraits, où elle colorie son corps de la même couleur que le fond, en bleu, blanc ou rouge...?
Sur ce point, qu'elle m'a provoqué la réflexion, je trouve qu'elle est intéressante.

 

vendredi 24 décembre 2010

MURAKAMI VERSAILLES

14.09.-12.12.2010
@ Château de Versailles

  J'ai entendu que le nombre d'artiste japonais contemporain est relativement faible par rapport à sa population, sa situation économique, etc. Un des "rares" artistes japonais, Takashi MURAKAMI a son exposition au château de Versailles, lieu relativement proche de chez moi par rapport à la distance de chez moi au Japon. Je suis donc y allée pour profiter cette occasion relativement rare.





    Le château de Versailles, pour moi, représente le luxe, la splendeur de la monarchie  absolue, très chargée. Les travaux de MURAKAMI représentent pour moi ce qu'on appelle la culture "pop" japonaise dans le contexte de l'art contemporain. L'amplification, ressort et la répétition de la chimère/illusion "quotidienne" japonaise. Ce qu'on est gêné de montrer, car ça vient fondamentalement de notre pauvreté.
     Ce qui m'a intéressé était donc comment se rencontrent l'espace et ses oeuvres.
    J'ai trouvé intéressante cette combinaison sensationnelle "du luxe chargé occidental" et "la pauvreté chargée japonaise" mais…en fait, pas plus que ça. Excepté ce point de vue, je me  doutais que cette combinaison serait  un peu semblable à l'exposition de Jeff KOONS à Versailles, 2008-2009.



    En tout cas, dans la salle pleine du monde, il y avait aussi des touristes japonaises. Il m'a semblé qu'elles n'étaient pas contentes de l'exposition de MURAKAMI. Je les ai comprises. Pour elles c'était une situation par exemple comme celle d'un français qui adore  le Japon et qui  a consacré ses vacances et de l'argent pour découvrir le jardin japonais traditionnel dont il a rêvé comme un patrimoine culturel japonais, et partout il a retrouvé les reproductions de  panneaux de restaurant du kebab. Pauvre. Le pauvre japonais reste toujours pauvre.