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lundi 3 janvier 2011

Notion d'artiste 2

Intervention de Kimiko Yoshida

C'est une artiste photographe. Elle réalise à travers des autoportraits des figures connus de  l'histoire de l'art, ou parfois elle-même sous différentes facettes. 

Lors de cette intervention, un étudiant lui a demandé si pour elle, un artiste est une profession.
Pour elle, un artiste est "une espèce de don, et on remercie ce don!".
Ainsi, ce n'est pas à la portée de tout le monde, c'est un don que nous avons, et si on ne l'a pas, on ne peut pas être un artiste.
Dans l'idée de don, il y a une portée qui vient de l'extérieur, quelque chose qui nous ait donné, donc ce n'est pas tout le monde qui est artiste. 

Je pense que l'artiste c'est surtout du travail, beaucoup de travail. C'est de la réflexion, de l'imagination,  une certaine culture (parfois), du boulot, de la création, de l'acharnement, de la concentration. Ces notions sont à la portée de tous, à présent à voir si il y a derrière la motivation aussi. Car, c'est évident que si il n'y a pas de motivation, de cette volonté d'aller au-delà de la base initiale, ces notions sont alors difficile à atteindre. 

Elle pense que les artistes sont plus qu'une profession basique. C'est au-delà de ça. Que cette notion de profession est trop directe pour refléter l'artiste en soi.  Ainsi, elle nous posait la question et nous demandait de réfléchir à savoir si un pasteur était une profession? Pour Kimiko Yoshida l'artiste en soi n'a pas forcément d'obligations dans ce métier. Il produit à sa guise.

Cette dernière phrase est à voir, car ça dépend de certains artistes, où ils peuvent avoir des obligations ou commandes auprès de certains clients pour créer telles ou telles œuvres. Après il faudrait aussi voir qui peut être considéré comme un artiste, et qu'est qu'un artiste alors? 








dimanche 2 janvier 2011

Notion d'artiste 1

Citation de Charles Garnier Nouvel Opéra 1878

"Il faut que l'artiste soit avant tout personnel. C'est là son devoir, c'est là sa force. L'égoïsme seul peut le conduire à bon port, et tout artiste qui ne sent pas en lui cette dominante du moi ne sera jamais qu'un pauvre artisan."

Une citation qui est tout à fait crédible et ajustable pour tout artiste. En effet, avant chaque création d'une œuvre artistique, l'artiste s'enferme dans une sorte de bulle, un monde, où il va exercer son travail, son talent. Des heures, des jours et des mois de concentration sur l'œuvre en soi.

Pour ma part, l'égoïsme doit être un des facteurs pour créer. En effet, lors de la création l'artiste doit se focaliser que sur lui, sa manière de pensée, ses idées, ses envies, son inspiration. Il ne devrait y avoir que lui.
 





"Give me more than you take, donne moi plus que tu ne prends" de Pratchaya Phinthong

Pour aller voir l'expo :
Au CAC de Brétigny Centre d'art Contemporain
Espace Jules Verne
Rue Henri Douard
91220 Brétigny sur Orge
France
RER C direction Dourdan, Estampes, arrêt Brétigny



Les dates : 
Du 5 Décembre 2010 au 19 Décembre 2011.

Présente au vernissage le Dimanche 5 Décembre 2010 ! 



Je ne connaissais pas l'artiste avant ce vernissage.
Ainsi, ce 5 Décembre, moi et mon ami nous nous sommes rendus au point de rendez-vous à Châtelet vers 12H, pour nous rendre à ce vernissage par la navette.
Le bus était pleins à craquer, et l'artiste était présent également dans ce bus. 
Nous avions été mis au courant pour ce vernissage et surtout pour cet expo, par le biais de l'un de mes professeurs en art plastique. J'ai vu ensuite l'intitulé de l'exposition, puis j'ai lu le résumé qui me semblait intéressant : "Pratchaya Phintong travaille autour de l'expérience du déplacement et investit lors de ses périples artistiques différents contextes économiques et sociétaux. Durant l'été 2010, Pratchaya Phinthong rejoint un groupe de travailleurs saisonniers thaïlandais en Laponie suédoise pour participer à la cueillette des mûres polaires qui parsèment les immenses forêts. Les ramasseurs thaïlandais sont payés en fonction des quantités ramassés et du cours en vigueur. Cette expérience au sein d'une population immigrée et exploitée devient l'élément structurant de son exposition au centre d'art." De là, on s'est dit pourquoi pas. 

Arrivé au centre, tout le monde descend et se précipite à l'intérieur pour d'une part se réfugier du froid, et de l'autre pressé de voir l'oeuvre de Pratchaya Phintong.
Quand je rentre dans la salle de l'exposition, je vois pleins d'instruments déposés au sol , des instruments de travaux comme des longues barres de ber, du bois, une imprimante, des plaques de métal, une boule de cristal, et beaucoup d'objets divers obsolètes. 
Je me dis naïvement :"Tiens, ils n'ont pas fini les travaux...". Donc je me dirige vers un autre endroit de la salle pour voir ce qu'il a derrière (d'ailleurs beaucoup de visiteurs ont fait la même chose) ; et une jeune demoiselle vient nous voir en nous disant : "Non, non, pour l'exposition de Pratchaya Phintong, c'est devant l'entrée."  
Et c'est en revenant sur mes pas que j'ai saisie, que ces objets que je pensais à la base comme travaux sont en réalité ses œuvres.

A côté de cela, une sorte de tour de guet en bois se trouve là, occupant l'espace de la salle. 
Je fais le tour de ces objets, regarde, réfléchit. Une balance se trouve à côté de ces objets; Les visiteurs s'amusent à monter dessus pour se peser. 
Puis plus loin, un PC, où on peut visualiser des photos et vidéos de son excursion en Thaïlande, là où il a étudié et travaillé avec ces thaïlandais pour la cueillette.   

Étant un peu paumée, et ne comprenant pas ces objets, j'ai récupéré toutes les feuilles qui se trouvaient dans cette salle pour cette exposition (il y en avait partout). 
Je me suis installée près d'une espèce de cheminée qui appartient au centre, et j'ai commencé à lire. Après cette lecture, j'ai compris le pourquoi du comment de ces objets. 

En réalité, sa composition est plutôt basée sur des procédures de métaphores, traduction, de conversion.
C'est-à-dire, pour le cas de ces objets obsolètes, ceux sont en réalité les kilos de sacs de baies cueillis par ces travailleurs thaïlandais en Laponie suédoise. 
En tout cas, ces objets représentent ces kilos de sacs.

Ces objets sont issus de l'environnement de ce centre de Brétigny, ce qui est différent de ces sacs de baies récoltées qui viennent de la Laponie suédoise.
L'artiste a contacté régulièrement le commissaire pour lui informer de son avancé dans son travail de cueillette. En effet, l'artiste s'est fait embaucher par une entreprise pour pouvoir participer et travailler auprès de ces thaïlandais.
Il a demandé au commissaire de reproduire à sa guise par divers matériaux les kilos de ces sacs de baies récoltées. Ainsi, régulièrement Pratchaya Phintong lui envoyait le nombre de sacs récoltés avec ces kilos. 
Ensuite, pour ce qui est de cette tour de guet, les travailleurs thaïlandais et l'artiste lui même ont démonté une vraie tour pendant la nuit, et ont tout envoyé pour qu'il soit de nouveau reconstruit pour cette exposition. 
Cette construction de la tour de guet a été sous la tutelle du commissaire. D'ailleurs, l'artiste disait ce qu'il voulait pour son exposition, mais laissait le commissaire le choix et l'emplacement des objets et de la tour.

Je ne connais pas du tout cet artiste, je sais à travers ces feuilles d'informations qu'il a fait pas mal de choses.
Mais pour cette exposition, je reste dans un certaine frustration.
Le sujet m'avait attiré, je m'attendais à quelque chose d'élaboré, des œuvres innovantes , quelque chose de mobile.
Malgré le fait que j'ai compris après avoir lu les feuillets son idée, je restais sur ma faim. 
Ainsi, je devais lire avant de percevoir et capter l'œuvre.
Est-ce toujours ainsi? Doit-on faire une lecture avant de comprendre une œuvre? Doit-on là comprendre forcément? Je ne sais pas quoi dire à cela........







"Julius Caesar" au TGP de Saint-denis

Lieu :
Théâtre Gérard Philippe 
Salle Roger Blin
59, Boulevard Jules Guesde
93207 Saint-Denis Cedex 
Métro L13 Saint-Basilique, puis le Tramway direction Gare de Saint-Denis, arrêt Théâtre Gérard Philippe


Dates :
Du 15 Novembre 2010 au 28 Novembre 2010


Même si ce n'est pas une œuvre artistique, une exposition, une conférence, une colloque sur l'univers de l'art, plus précisément l'art plastique, j'ai trouvé que cela pourrait être intéressant de développer un commentaire sur une œuvre théâtrale. C'est de l'art, mais dans un autre domaine. 



C'est une mise en scène de Arthur Nauzyciel. Un spectacle en anglais sous-titré en français. 
Pour la partie artistique (acteurs/actrices présents) : 
- Sara Kathryn Backker                                                - Mark L.Montgomery
- Gardiner Comfort                                                      - Daniel Lê
- Isma'il ibn Conner                                                     - Daniel Pettrow
- Jared Craig                                                                - Kunal Prasad
- Thomas Derrah                                                        - James Waterston
- Roy Faudree                                                             - Jim True-Frost
- Thomas Kelley                                                        - Weil Patrick Stewart
Trio de jazz : Marianne Solivan (chant), Blake Newman (contrebasse), Eric Hofbauer (guitare).

Pour la partie technique : 
Scénographie de Ricardo Hernandez                         Lumière de Scott Zielinski
Costumes de James Schuette                                     Son de David Remedios
Chorégraphie de Damien Jalet                                   Conseillers littéraires Gideon Lester, et Njal Mjos
Travail vocal de Nancy Houfek                                 Casting de Judy Bowman


Cette pièce est la toute première d'une série de tragédie de Shakespeare. C'est plutôt une pièce politique, un moment de l'histoire ou Julius Caesar devenait une menace pour la république. Et l'idée d'assassinat de Julius Caesar par ces proches devenait grandissante. 

Un langage dans cette pièce qui est très important, même primordial, car ayant le thème de la politique, tout se joue là-dessus, sur ce langage, sur ces paroles. L'action est parfois fantôme.
Des longs discours sans fin, un visage neutre, peu de mouvements, peu d'actions (surtout au début). On a l'impression que les personnages récitent sans fin.

A des moments, je voulais fuir, mais j'attendais, je ne sais pas quoi, mais j'attendais qu'il se passe quelque chose.
Après l'entracte, effectivement il y a plus de mouvements, même peut-être un peu trop, où tous les proches de Julius Caesar l'ont assassiné, vont se retrouver tué à leur tour un à un. 
J'oubliais de préciser, c'est un Julius Caesar qui a comme temporalité les années 60/70. Donc, lorsque ses proches se font abattre, c'est à travers des fusils. Nous ne voyons pas les fusils, mais nous l'entendons sur un volume qui est nuisible pour mes petites oreilles. 

Un décor particulier, au départ des énormes pancartes mobiles et blanches, lorsqu'on les retourne, le visage de Julius Caesar apparaît. 
Puis pour les autres, un fond qui représente des sièges rouges que l'on retrouve dans un sénat, opéra, parfois quelques babioles, mobiliers sont rajoutés pour présenter l'appartement d'un des conseillers de Julius Caesar.

Des acteurs et actrices qui jouent bien malgré ces longs discours interminables. Ce qui m'a plu et qui a rajouté ce petit côté vivant et pimenté de la pièce, c'est qu'il y avait ce trio de Jazz, avec cette chanteuse qui avait une voix très mélodieuse et envoûtante. 
Espèce de berceuse parfois, elle relate à travers ces chansons, ce qu'il va se passer, le sentiment des personnages, des anecdotes, et même annonce la fin de la pièce. 

Une lumière par contre très travaillée, l'ambiance de chaque scène et de chaque action est bien différenciée et visible.
Une lumière plutôt rouge sang, très sombre pour la dernière scène, où il y a le massacre de tous les hommes qui ont trahi Julius Caesar. Cette lumière caractérise cette nuit, ce bain de sang, cette aube sanglante.
Ou encore la première scène, avec une lumière très vive, éclairante pour symboliser le cocktail qui a lieu.

Des costumes élégants, souvent des smokings, des vêtements de bal de soirée. Une élégance est assez visible ici.















"Strates et Discontinuités" au Micro onde, centre d'art contemporain de l'onde

Lieu :
Micro Onde, centre d'art contemporain de l'onde
8bis, avenue Louis Bréguet
78140 Vélizy-Villacoublay
Rer C arrêt gare Chaville-Vélizy, puis bus CVJ direction Vélizy-Villacoublay, arrêt Wagner


Exposition : 
Du 5 Octobre au 11 Décembre 2010
Elle est terminée. 
Mais il y a régulièrement d'autres expositions dans ce centre.




J'y suis allée le 13/11/2010.
Artistes présents (du moins leurs oeuvres) :
- Simon Boudvin                                                 - Julien Discrit
- Nicolas Boulard                                                - Vincent Ganivet
- Betty Bui                                                          - Paul-Armand Gette
- Elodie Huet                                                     - Olivier Masmontel et Cécile Gautheron
- Bruno Munari                                                  - Gérard Singer
- Samon Takahashi

Ces onze artistes réalisent des oeuvres qui sont en relation avec les paysages plus précisement à la formation et à la composition des paysages. Ils vont les représenter sous forme de dessins, de photographies, de schémas, d'objets trouvés, de vidéos, et de sculptures....
 Ces œuvres artistiques laissent apparaître des thèmes liés aux sciences de la nature, comme la géographie, la cartographie, la géologie, etc....


L'artiste Vincent Ganivet utilise la technique de la sculpture. Il va prendre comme matériel, du béton et ses dérivés.
Puisque celui-ci composé de calcaire, de silice et de chaux, est extrêmement lié au sol à la terre, et ce matériel est également utilisé pour la construction de structure, ou de bâtiment.  
Il va les assembler, les emboîter afin de crée des sculptures gigantesques, qui défie cette idée de pesanteur.
Le béton est très lourd, et de voir cette sculpture en hauteur, tenir qu'avec des sangles, des barres métalliques, élastiques, etc... ça donne quelques frayeurs....
Espèce de sensation d'un monument qui est sur le point de s'écrouler, mais maintenu en équilibre.





Ensuite Simon Boudvin reprend des photos qui l'a prise dans des lieux en état de construction (souvent sous terre), et y a rajouté des néons afin qu'on puisse voir l'ensemble de ce paysage autrement.
Ressemblance avec des grottes, ou des galeries de montagnes...
J'avais même eu l'impression devant ces photos que ça pouvait ressembler à une espèce de cheminement, des allées, des voix de parkings, à une sorte de parking.






Pour ma part, mon préféré, l'œuvre de Elodie Huet. Simple, fait à partir de récupération de cartons d'invitation, tracts d'exposition d'art contemporain. Elle a fait un assemblage de ces milliers de cartons, afin de travailler et de jouer sur des couches de papier et de motif.
On voit bien à travers son œuvre, l'idée de couches de roches superposées.
De plus, à ceci s'ajoute les différentes couleurs qui s'en dégagent et appuient sur la superposition des couches.
Cette œuvre reste toujours en création, car elle l'a remplie au fur et à mesure avec d'autres tracts d'expositions.
Ce qui fait changer sans arrêt sa structure.



   


Des œuvres qui semblent intéressantes et assez rigolotes, ceux sont celles de l'artiste Paul-Armand Gette. En effet, celui-ci cherche à faire un rapprochement des paysages avec des objets du quotidien et le corps humain (en particulier celui de la femme).
Par exemple, en prenant un gâteau marbré avec une sorte de glaçage au chocolat, on pourrait croire au loin que ceux sont des glissements de terrains, ou des couches de roches.



Après, il y a un ces photos avec des galets entreposés sur un vagin. Il y a une certaine symétrie avec les plis que formes les limites des cuisses et du vagin. Une espèce de paysage assez original.





Quant à l'artiste Nicolas Boulard, il nous fait travailler notre odorat et notre goût.
Étant artiste, et expert en vin, il va combiner ces deux formations afin de créer ses œuvres.
Il a planté une parcelle de vigne dans un remorque mobile. Ainsi, cette vigne voyage à travers les différentes expositions et galeries.
Ce n'est plus l'homme qui va à la vigne mais la vigne qui vient aux hommes. Ainsi, lors de ces voyages, cette vigne va rencontrer à travers son chemin différents environnement, et différents insectes qui vont aller à sa rencontre. Cependant, cela implique (je suppose) un entretien assez particulier de cette parcelle de vigne.






L'artiste Betty Bui, quant à elle utilise le procédé de la vidéo.
En filmant un paysage, elle va créer des effets spéciaux sur cette image. Elle va travailler sur cette image, afin de reproduire des ondulations, espèce de vagues qui apparaissent en continu sur l'écran.
Mouvement d'ondulation pour caractériser ces formes creuses à l'intérieur des roches, sur les montagnes, peut-être.



L'artiste Gérard Singer apporte la 3D dans cette exposition. Il reproduit des dessins, pour ensuite faire de la 3D dessus en là sculptant et utilisant du polystyrène.
Cela donne des paysages assez volumineux. J'ai eu parfois même cette impression d'érosion par la manière dont c'était représentée.





Deux artistes travaillent ensemble pour la création de grands dessins de paysages aux fusains, Cécile Gautheron et Olivier Masmonteil. Tout en sachant que cette femme est géochimiste, et cet homme est peintre.
Cet un mélange scientifique et artistique qui transparaît sur ce papier.







En ce qui concerne la partie photo, l'artiste Samon Takahashi utilise ce procédé. Il photographie des paysages vue du ciel grâce à un avion. En particulier, des paysages d'Amérique du Nord et du Sud, et parfois en Afrique. On y voit des champs à l'infini....
Espèce de sensation illimitée de ces champs à perte de vues.
Avec une palette de couleurs assez variées sur ces photos. Comme si c'était un puzzle.





L'artiste Julien Discrit utilise des milliers de cartes imprimés issus du IGN (Institut National Geographique) afin d'en faire un tas assez important.






Enfin, je m'excuse d'avance, il y avait cet artiste Bruno Munari dont l'œuvre se trouvait sur la table de documentation devant la billetterie à l'Onde, mais je ne l'ai su que quand je suis rentrée chez moi.
Je n'ai pas eu l'occasion de la voir.



Encore désolé pour la qualité des photos, ayant oublié mon appareil photo, j'ai dû utiliser mon téléphone portable.



















dimanche 19 décembre 2010

"Le mois de la Photo" Paris, Expositions, Manifestations. Le 3ème arrondissement.

Le 9/11/2010.....Visite de quelques galeries dans le 3ème arrondissement.

Étant donné que c'était le mois de le photo (en Novembre), je me suis dit pourquoi pas faire un petit parcours , une balade dans le 3ème arrondissement pour visiter et voir dans ces galeries, ces photos.
Le 3ème arrondissement, car dans le programme du "Mois de la Photo", après le 2ème arrondissement (où il n'y a qu'une galerie), est en seconde liste, après le 4ème et le 6ème arrondissements.

Parmi les treize galeries proposées sur le programme, j'ai réussi  à en faire que quatre!
Car, certains étaient fermées aux heures d'ouvertures, et pour tout le reste, ce n'était pas encore ouvert.
En effet, on était le 9/11/2010, et la plupart ouvre que le 10/11/2010.

Parmi ces quatre galeries :
Pour aller voir les expositions photos et les dates
1) Musée des Arts derniers.
"Le rituel de la pose-L'Afrique en noir et blanc dans les années 1970".
Photographies de Malick Sidibé, Jean Depara, Sébastien Mehinto, Oumar Ly.
Du 1 Novembre au 27 Novembre 2010.
Ouvert du Mardi au Samedi de11H à 19H.
28 , rue Saint-Gilles.
Métro  Chemin vert ou Saint-Paul.

2) Galerie Sit Down
"Giorgia Fiorio, Sous le ciel".
Du 4 Novembre au 24 Décembre 2010.
4, rue Saint-Anastase.
Métro Saint-Paul.

3) Galerie Karsten Greve
"Sally Mann"
Du 16 Octobre au 31 Décembre 2010.
Ouvert du Mardi au Samedi de 10H à 19H.
5, rue Debelleyme.
Métro Saint-Sébastien Froissard ou Saint-Paul.

4) Galerie le Petit Endroit
"Laurent Van der Stockt"
Du 27 Octobre au 27 Novembre 2010.
14, rue Portefoin.
Métro Arts et métiers ou République, ou Temple.

Une fois, en cours, nous avons abordés le sujet de la photo. Nous nous sommes posés la question à savoir à partir de quel moment peut-on dire qu'une photo est une œuvre ou pas? Si elle est bien, ou mauvaise? Si c'est considérée comme de l'art? Et si le photographe peut être considéré comme un artiste? Toutes ces questions, j'ai pu me les poser après avoir vu les photos.
Car en regardant les photos de ces quatre galeries, je n'ai pas su dire, si elles me plaisaient ou pas. Si c'est de l'art après à savoir, qu'est-ce que l'art? Qu'est-ce qu'une œuvre d'art? 
Par contre, j'ai pu (comme n'importe qui) les analyser ou les décrire. 

En ce qui concerne l'analyse, je ne vais pas bien évidemment vous faire une description de chaque photos de ces quatre galeries (je n'en finirai jamais), mais peut être vous parler sur l'ensemble, ou pourquoi pas sur quelques unes qui m'ont plu. 

En commençant par la galerie Musée des arts derniers, le thème "Le rituel de la pose-l'Afrique en noir et blanc dans les années 1970".
Ce qui m'a frappé et interpellé ceux sont surtout les vêtements de cette époque dans ce pays. Ils sont très intéressants. Puis surtout c'est une des rares fois où j'ai vu des photos sur l'Afrique sans que se soit toujours le cliché du pays pauvre, etc... On voit ici, des gens qui vivent, qui posent, qui dansent, parlent, etc...
Ensuite, la plupart des photographes ont travaillé sur des jeux de couleurs et formes. Ils placent un fond qui soit en accord avec les vêtements que portent les personnes qui posent.
Exemple, une personne avec un pantalon où figure des lignes verticales et horizontales formant des carreaux, et deux autres personnes avec des pantalons neutre en patte d'éléphant, sur un fond de décor avec des lignes verticales et un sol avec des carreaux. Cette exemple de photo fait ressortir ces trois personnes qui posent, mais en même temps elles se fondent dans la masse.

Ensuite dans la galerie Sit Down, avec cette exposition intitulée "Sous le ciel" de Giorgia Fiorio, j'ai eu l'impression de voyager en hélicoptère, et de voir moi-même ces paysages. Mes yeux sont devenus l'appareil photo.
Présence d'une certaine perspective de ces paysages. Des photos qui ont été prises au-dessus Alpes en Italie. On survole ces montagnes, et ces nuages qui se baladent au-dessus. Ces photos sont en noir et blanc.

Et enfin, pour finir la galerie Karsten Greve, avec cette exposition de "Sally Mann", où cette femme a une vision parfois intéressante de l'homme. Elle fait poser ces hommes nus, et photographie tout particulièrement leurs parties génitales ; mais seulement ça reste discret avec certain flou, mais parfois cette discrétion disparaît sur certaines photos.

Regardez le programme du mois de la photo qui doit être disponible sur internet. Même si je ne connais pas l'adresse du site, je suppose qu'elle doit être assez simple à retrouver. Beaucoup de ces expositions photos sont visibles jusqu'à Janvier et Février 2011.

lundi 8 novembre 2010

"Made in Chicago" Photographies de la collection Bank of America Merrill Lynch

Lieu :
Mona Bismarck Foundation
34 , Avenue de New York 
75016 Paris
Métro L9 Alma-Marceau ou Iéna/Bus 72

Exposition : 
Du 10 Septembre au 6 Novembre 2010
Elle est terminée. J'y suis allée hier le dernier jour.
Après, je pense qu'il y a régulièrement des expos dans ce centre. 


Débutons par le commencement: 
En 1937,László Moholy-Nagy, immigré hongrois, débarque à Chicago et fonde la New Bauhaus/American School of Design. En 1944, cet école est définitivement rebaptisée Institute of Design.
"C'est l'une des premières universités à envisager la photographie en tant que discipline et à l'enseigner comme une forme d'art". L'institute of Design va se créer dans d'autres villes comme New York et San Fransisco.

En 1967, Beaumont Newhall (premier grand conservateur d'expositions photographique américain) a été chargé de créer une collection d'entreprise à Chicago pour un mécène. Newhall réussi à acquérir énormément d'oeuvres de l'Institute of Design de Chicago. Dès ce moment là, un engouement autour de l'institute of design de Chicago naît et d'autres conservateurs se lancent dans cette entreprise.

En Octobre 2007, la Bank of America Merrill Lynch réussit à acquérir cette collection de photographies. 


 
"Made in Chicago" compte à peu près 90 photographies de 48 artistes aux États-Unis.
On retrouve une petite parcelle de cette exposition ici à Paris.
L'équivalent d'une vingtaine de photos, même moins.
Des photos très belles, très surprenantes.


Yasuhiro Ishimoto, Untitled, 1949-50, épreuve gélatino-argentique, 20,9 x 20,3 cm © Yasuhiro Ishimoto.
Nathan Lerner, Light Volume, 1937, épreuve gélatino-argentique, 28.9 x 40.3 cm © Kiyoko Lerner/adag

Jonas Dovydenas, Iron Worker, Chicago, 1969, gelatin silver print © Jonas Dovydenas, Bank of America LaSalle Collection.

Art Sinsabaugh, Chi. La. #214, Gelatin silver print, 29.5 x 49.2 cm
© Elisabeth Sinsabaugh de la Cova and Katherine Anne Sinsabaugh
Art Sinsabaugh, Chi. La. #23, 1964, épreuve gélatino-argentique, 13,3 x 49,2 cm © Elisabeth Sinsabaugh de la Cova & Katherine Anne Sinsabaughp, 2010

Cecil McDonald Jr., Frances Before Dinner, 2005, tirage jet d’encre, 78,7 x 104,1 cm © Cecil McDonald Jr. Courtesy Catherine Edelman Gallery

Certaines de ces photos représentent la ville de Chicago, Boston, et d'autres de 1937 à 2007.
D'autres des fleurs éparpillées sur une table, un œil, un genre de tableau avec des nuances de bleu, des bars de la ville, des voitures, des immeubles, des danses, des regards, des photos travaillées avec d'autres images photos....
Quelques photos m'ont marqué(touchante, vive, un intérêt, etc...) comme certaines m'ont déplu( pas d'émotions, sans intérêt...)
Une qui m'a plu : c'est une photo très banale d'une voiture, une vieille voiture avec l'image en arrière plan d'un ancien "cleaner" plus moins dévasté. (Yasuhiro Ishimoto, Untitled, 1949-50, épreuve gélatino-argentique, 20,9x20,3cm). 
Celle qui m'a déplu : par exemple, c'est celle avec ces fleurs qui s'éparpillent partout sur une table. 

Dommage que l'expo soit terminée, j'ai été averti à la dernière minute.
Mais ce n'était pas décevant, malgré les quelques photos que je ne comprenais pas.

Source des photos/Images sur ce com : http://www.photo.fr/tags/expo/
 
 
 



























mardi 2 novembre 2010

"Un architecte pour un Empire" Charles Garnier

Pour aller voir l'expo :
Beaux-arts de Paris l'école nationale supérieure
Galeries d'expositions
13 Quai Malaquais
75006 Paris
Métro L4 Saint-germain-des-près.


Les dates : 
Du 26 Octobre 2010 au 9 Janvier 2011.


Présente au vernissage le Lundi 25 Octobre 2010!
Tout d'abord, le lieu de l'exposition est gigantesque.
Dès l'entrée un haut plafond, de l'espace, de la lumière!

Ensuite, ce qui me paraissait à la fois sympathique et délicat, c'était ces phrases de Charles Garnier écrites un peu partout sur les murs.
Des phrases très intéressantes mais parfois on s'égare avec le reste de l'expo...

On rentre, à notre gauche, un petit espace assez sombre, où des projections d'extraits de films (se passant à l'Opéra Garnier) sont diffusées sur chaque mur en boucle....
Assez captivant, et insolite.

Ensuite, une petite marche qui nous mène à une grande salle aux murs vert, et où sont disposées des vitrines!
 Dedans, les dessins, les maquettes, les outils, les lettres, etc....de Charles Garnier.
Il y a aussi quelques caricatures de l'artiste fait par d'autres artistes.

Au niveau de la scénographie de la salle, c'est une invitation à l'atelier de Charles Garnier.
Nous avons l'impression de rentrer dans son atelier. Des crayons à papier sont dispersés un peu partout sur ces grandes vitrines, sur ces tables ; de plus des rouleaux de papier enroulés comme des parchemins sont déposés sur la dernière table, avant de passer à une autre salle. A ceci s'ajoute, des lampes de bureaux, comme un espace de travail!

Une autre salle, où des tableaux, dessins en grand format sont accrochés cette fois-ci sur les murs, avec la présence des phrases à Charles Garnier. Sorte de couloir, avec beaucoup d'espaces, et du temps pour observer.

Des escaliers nous mènent à l'étage...Entre ces escaliers, une phrase de Charles Garnier nous attire : "Il n'y a pas à choisir entre les arts : il faut être Dieu ou architecte". Ensuite, tout cet étage est dédié à l'œuvre titanesque de l'Opéra Garnier!

Une musique se fait entendre (des chants d'Opéra), des maquettes sont visibles, des dessins, des croquis, des esquisses, des plans, des tableaux et d'autres représentations sont présentes dans cette immense salle.

Une belle expo, à voir et à revoir!!!!

J'aime beaucoup l'Opéra Garnier, je suis très admirative lorsque je passe devant cet Opéra.
C'est une belle œuvre, avec un travail très élaboré, très minutieux, très développé, et beaucoup de détails.

Cet artiste me plaît, car il travaille sur un matériel que j'apprécie qui est la mosaïque.
Il utilise d'autres matériaux qui sont très présents dans cet Opéra, dont le marbre.

Charles Garnier a fait plusieurs voyages dans le sud, dont la Grèce, l'Italie, l'Espagne, la Turquie, et d'autres pays méditerranéens afin de s'inspirer pour la réalisation de ses créations.