mardi 11 janvier 2011

Intervention de Pierre Mabille

   Je voudrais écrire juste quelques commentaires sur notre invité du 03 décembre 2010 à notre cours "Artiste, une profession?"

Voici son site internet:  
http://www.pierre-mabille.org/




   Je tiens juste à marquer, à souligner les idées qui ont suscitées mon attention, des phrases qui ont éveillées ma curiosité lors de cet entretien. Ce n’est pas un compte rendu détaillé et rigoureux de cette visite car ça ne m’intéresserais pas vraiment d’en faire un.
 
Pierre Mabille nous explique qu’étant encore enfant sa notion d’Artiste et tout ce qui se référait à l’Art était plutôt vague et tournait autour de la figure de son père. Celui était un professeur de dessin et se proclamait lui-même « Peintre du Dimanche ».


« Pour moi la peinture, c’était la peinture de Papa »

Il nous explique que ce n’était pas une peinture dans la recherche de l’Art Actuel, et qu’on pouvait la situer vers le post-impressioniste.
Je me suis alors dis, avoir un père déjà tourné vers le monde de l’art, rendait peut-être plus aisé ou encore plus « normal » de choisir la voie du dessin par la suite.

            Il s’engage ensuite dans des études d’Arts appliqués mais le design, nous confie-t-il, ne l’intéresse pas vraiment. Par contre ce qui l’enthousiasme et qui n’est que découvertes fascinantes est l’Histoire de l’Art, Il découvre ainsi tout ces mouvements et Artistes passés, l’Art de son époque et ses enjeux. Il s’ouvre à l’Art.

Ce qui m’a intéressé c’est quand il nous a expliqué qu’à un moment de son Art il s’est retrouvé coincé. Car à cette époque on était soit un peintre de support surface, soit dans une peinture figurative à enjeu politique. Pour lui, il y avait un choix à faire. On ne pouvait faire que l’un ou l’autre, jusqu’à ce qu’il découvre Robert Malaval personnage original,  une sorte de « Rock Star de la peinture » où sa spontanéité est la base de sa peinture.
Pierre Mabille enthousiaste devant cette spontanéité face à la peinture  trouve quelques réponses:
« On peut être dans l’actualité tout en étant dans une individualité très forte »
 « Se mettre en dialogue avec ce qui se passe dans l’actualité
Avec les anciens et maintenant »

 J'ai trouvé cet artiste très simple dans ses réponses et sincère. Même si de nos jours, dans les expositions, on observe surtout des performances, des œuvres basées sur de nouveaux média etc, il reste fidèle à la peinture.
      
       « Les gens disent que la Peinture est en train de revenir, mais moi je ne l’ai jamais vu partir »


Sylvie
245 736


lundi 10 janvier 2011

Conférence et exposition de Kimiko YOSHIDA


Son exposition à la Maison Européenne de la Photographie m'a permis de connaitre les œuvres de Kimiko YOSHIDA. Il me semble qu'elle succède aux travaux de Cindy SHERMAN ou Akimasa MORIMURA, photographes conceptuels qui travaillent en rapport avec la peinture en servant de modèle à ses photographies et simulant une scène de film ou de peinture. Leurs travaux pose des questions aux spectateurs sur les problèmes de la race, l'ethnie, le genre ou le soi. Les œuvres de Kimiko YOSHIDA sont, pour moi, parfois plus abstraites et féminines, et ont la beauté matérielle comme un objet délicat avec son sens artistique et la technique photographique d'aujourd'hui.

Heureusement, j'ai une l’occasion d'assister à sa conférence où elle a dit avoir confiance en son sens des couleurs grâce à son métier de présidente et ses compétences de travail de bureau qui sont les éléments qui l'ont amené au succès. J'ai trouvé cela intéressant.
En même temps, sa conférence m'a suscité de vives questions. Elle a exprimé elle-même le fait qu’elle « n'était pas du tout comme une japonaise», alors que j'ai eu l'impression qu'elle a une façon et un point de vue très japonais... c'est dur à expliquer cette impression délicate que j'ai eu de ses mots. Par exemple, j'ai entendu du japonais cette phrase mille fois au Japon, mais, des japonais que j'ai rencontré pendant mon enfance en Europe et la vie ensuite dans mon pays, où je passais pas mal de temps avec mes collègue qui ont vécu longtemps en pays étranger, n'ont plus de tout la mentalité japonaise, jamais ils ne le disent, ni le pensent. J'ai eu la même impression par la phrase ''les japonais préfèrent être tous pareils'' ou ''j'étais vraiment différente des autres japonais''.
Cette question m'a posé réflexion. D’un côté, elle parle sa notion sur les japonais que est répété par les japonais jusqu'à on lasse, et s'habille Issey MIYAKE, la marque japonaise très connu, sur son apparence japonaise. Et d’un autre côté, elle s'exprime '' Je ne suis pas du tout comme une japonaise'' dans la langue française, travaille en France en observant les lois françaises,etc. Cette manière ne ressemble pas à la manière de ses autoportraits, où elle colorie son corps de la même couleur que le fond, en bleu, blanc ou rouge...?
Sur ce point, qu'elle m'a provoqué la réflexion, je trouve qu'elle est intéressante.

 

lundi 3 janvier 2011

Notion d'artiste 2

Intervention de Kimiko Yoshida

C'est une artiste photographe. Elle réalise à travers des autoportraits des figures connus de  l'histoire de l'art, ou parfois elle-même sous différentes facettes. 

Lors de cette intervention, un étudiant lui a demandé si pour elle, un artiste est une profession.
Pour elle, un artiste est "une espèce de don, et on remercie ce don!".
Ainsi, ce n'est pas à la portée de tout le monde, c'est un don que nous avons, et si on ne l'a pas, on ne peut pas être un artiste.
Dans l'idée de don, il y a une portée qui vient de l'extérieur, quelque chose qui nous ait donné, donc ce n'est pas tout le monde qui est artiste. 

Je pense que l'artiste c'est surtout du travail, beaucoup de travail. C'est de la réflexion, de l'imagination,  une certaine culture (parfois), du boulot, de la création, de l'acharnement, de la concentration. Ces notions sont à la portée de tous, à présent à voir si il y a derrière la motivation aussi. Car, c'est évident que si il n'y a pas de motivation, de cette volonté d'aller au-delà de la base initiale, ces notions sont alors difficile à atteindre. 

Elle pense que les artistes sont plus qu'une profession basique. C'est au-delà de ça. Que cette notion de profession est trop directe pour refléter l'artiste en soi.  Ainsi, elle nous posait la question et nous demandait de réfléchir à savoir si un pasteur était une profession? Pour Kimiko Yoshida l'artiste en soi n'a pas forcément d'obligations dans ce métier. Il produit à sa guise.

Cette dernière phrase est à voir, car ça dépend de certains artistes, où ils peuvent avoir des obligations ou commandes auprès de certains clients pour créer telles ou telles œuvres. Après il faudrait aussi voir qui peut être considéré comme un artiste, et qu'est qu'un artiste alors? 








dimanche 2 janvier 2011

Notion d'artiste 1

Citation de Charles Garnier Nouvel Opéra 1878

"Il faut que l'artiste soit avant tout personnel. C'est là son devoir, c'est là sa force. L'égoïsme seul peut le conduire à bon port, et tout artiste qui ne sent pas en lui cette dominante du moi ne sera jamais qu'un pauvre artisan."

Une citation qui est tout à fait crédible et ajustable pour tout artiste. En effet, avant chaque création d'une œuvre artistique, l'artiste s'enferme dans une sorte de bulle, un monde, où il va exercer son travail, son talent. Des heures, des jours et des mois de concentration sur l'œuvre en soi.

Pour ma part, l'égoïsme doit être un des facteurs pour créer. En effet, lors de la création l'artiste doit se focaliser que sur lui, sa manière de pensée, ses idées, ses envies, son inspiration. Il ne devrait y avoir que lui.
 





"Give me more than you take, donne moi plus que tu ne prends" de Pratchaya Phinthong

Pour aller voir l'expo :
Au CAC de Brétigny Centre d'art Contemporain
Espace Jules Verne
Rue Henri Douard
91220 Brétigny sur Orge
France
RER C direction Dourdan, Estampes, arrêt Brétigny



Les dates
Du 5 Décembre 2010 au 19 Décembre 2011.

Présente au vernissage le Dimanche 5 Décembre 2010 ! 



Je ne connaissais pas l'artiste avant ce vernissage.
Ainsi, ce 5 Décembre, moi et mon ami nous nous sommes rendus au point de rendez-vous à Châtelet vers 12H, pour nous rendre à ce vernissage par la navette.
Le bus était pleins à craquer, et l'artiste était présent également dans ce bus. 
Nous avions été mis au courant pour ce vernissage et surtout pour cet expo, par le biais de l'un de mes professeurs en art plastique. J'ai vu ensuite l'intitulé de l'exposition, puis j'ai lu le résumé qui me semblait intéressant : "Pratchaya Phintong travaille autour de l'expérience du déplacement et investit lors de ses périples artistiques différents contextes économiques et sociétaux. Durant l'été 2010, Pratchaya Phinthong rejoint un groupe de travailleurs saisonniers thaïlandais en Laponie suédoise pour participer à la cueillette des mûres polaires qui parsèment les immenses forêts. Les ramasseurs thaïlandais sont payés en fonction des quantités ramassés et du cours en vigueur. Cette expérience au sein d'une population immigrée et exploitée devient l'élément structurant de son exposition au centre d'art." De là, on s'est dit pourquoi pas. 

Arrivé au centre, tout le monde descend et se précipite à l'intérieur pour d'une part se réfugier du froid, et de l'autre pressé de voir l'oeuvre de Pratchaya Phintong.
Quand je rentre dans la salle de l'exposition, je vois pleins d'instruments déposés au sol , des instruments de travaux comme des longues barres de ber, du bois, une imprimante, des plaques de métal, une boule de cristal, et beaucoup d'objets divers obsolètes. 
Je me dis naïvement :"Tiens, ils n'ont pas fini les travaux...". Donc je me dirige vers un autre endroit de la salle pour voir ce qu'il a derrière (d'ailleurs beaucoup de visiteurs ont fait la même chose) ; et une jeune demoiselle vient nous voir en nous disant : "Non, non, pour l'exposition de Pratchaya Phintong, c'est devant l'entrée."  
Et c'est en revenant sur mes pas que j'ai saisie, que ces objets que je pensais à la base comme travaux sont en réalité ses œuvres.

A côté de cela, une sorte de tour de guet en bois se trouve là, occupant l'espace de la salle. 
Je fais le tour de ces objets, regarde, réfléchit. Une balance se trouve à côté de ces objets; Les visiteurs s'amusent à monter dessus pour se peser. 
Puis plus loin, un PC, où on peut visualiser des photos et vidéos de son excursion en Thaïlande, là où il a étudié et travaillé avec ces thaïlandais pour la cueillette.   

Étant un peu paumée, et ne comprenant pas ces objets, j'ai récupéré toutes les feuilles qui se trouvaient dans cette salle pour cette exposition (il y en avait partout). 
Je me suis installée près d'une espèce de cheminée qui appartient au centre, et j'ai commencé à lire. Après cette lecture, j'ai compris le pourquoi du comment de ces objets. 

En réalité, sa composition est plutôt basée sur des procédures de métaphores, traduction, de conversion.
C'est-à-dire, pour le cas de ces objets obsolètes, ceux sont en réalité les kilos de sacs de baies cueillis par ces travailleurs thaïlandais en Laponie suédoise. 
En tout cas, ces objets représentent ces kilos de sacs.

Ces objets sont issus de l'environnement de ce centre de Brétigny, ce qui est différent de ces sacs de baies récoltées qui viennent de la Laponie suédoise.
L'artiste a contacté régulièrement le commissaire pour lui informer de son avancé dans son travail de cueillette. En effet, l'artiste s'est fait embaucher par une entreprise pour pouvoir participer et travailler auprès de ces thaïlandais.
Il a demandé au commissaire de reproduire à sa guise par divers matériaux les kilos de ces sacs de baies récoltées. Ainsi, régulièrement Pratchaya Phintong lui envoyait le nombre de sacs récoltés avec ces kilos. 
Ensuite, pour ce qui est de cette tour de guet, les travailleurs thaïlandais et l'artiste lui même ont démonté une vraie tour pendant la nuit, et ont tout envoyé pour qu'il soit de nouveau reconstruit pour cette exposition. 
Cette construction de la tour de guet a été sous la tutelle du commissaire. D'ailleurs, l'artiste disait ce qu'il voulait pour son exposition, mais laissait le commissaire le choix et l'emplacement des objets et de la tour.

Je ne connais pas du tout cet artiste, je sais à travers ces feuilles d'informations qu'il a fait pas mal de choses.
Mais pour cette exposition, je reste dans un certaine frustration.
Le sujet m'avait attiré, je m'attendais à quelque chose d'élaboré, des œuvres innovantes , quelque chose de mobile.
Malgré le fait que j'ai compris après avoir lu les feuillets son idée, je restais sur ma faim. 
Ainsi, je devais lire avant de percevoir et capter l'œuvre.
Est-ce toujours ainsi? Doit-on faire une lecture avant de comprendre une œuvre? Doit-on là comprendre forcément? Je ne sais pas quoi dire à cela........







"Julius Caesar" au TGP de Saint-denis

Lieu :
Théâtre Gérard Philippe 
Salle Roger Blin
59, Boulevard Jules Guesde
93207 Saint-Denis Cedex 
Métro L13 Saint-Basilique, puis le Tramway direction Gare de Saint-Denis, arrêt Théâtre Gérard Philippe


Dates :
Du 15 Novembre 2010 au 28 Novembre 2010


Même si ce n'est pas une œuvre artistique, une exposition, une conférence, une colloque sur l'univers de l'art, plus précisément l'art plastique, j'ai trouvé que cela pourrait être intéressant de développer un commentaire sur une œuvre théâtrale. C'est de l'art, mais dans un autre domaine. 



C'est une mise en scène de Arthur Nauzyciel. Un spectacle en anglais sous-titré en français. 
Pour la partie artistique (acteurs/actrices présents) : 
- Sara Kathryn Backker                                                - Mark L.Montgomery
- Gardiner Comfort                                                      - Daniel Lê
- Isma'il ibn Conner                                                     - Daniel Pettrow
- Jared Craig                                                                - Kunal Prasad
- Thomas Derrah                                                        - James Waterston
- Roy Faudree                                                             - Jim True-Frost
- Thomas Kelley                                                        - Weil Patrick Stewart
Trio de jazz : Marianne Solivan (chant), Blake Newman (contrebasse), Eric Hofbauer (guitare).

Pour la partie technique : 
Scénographie de Ricardo Hernandez                         Lumière de Scott Zielinski
Costumes de James Schuette                                     Son de David Remedios
Chorégraphie de Damien Jalet                                   Conseillers littéraires Gideon Lester, et Njal Mjos
Travail vocal de Nancy Houfek                                 Casting de Judy Bowman


Cette pièce est la toute première d'une série de tragédie de Shakespeare. C'est plutôt une pièce politique, un moment de l'histoire ou Julius Caesar devenait une menace pour la république. Et l'idée d'assassinat de Julius Caesar par ces proches devenait grandissante. 

Un langage dans cette pièce qui est très important, même primordial, car ayant le thème de la politique, tout se joue là-dessus, sur ce langage, sur ces paroles. L'action est parfois fantôme.
Des longs discours sans fin, un visage neutre, peu de mouvements, peu d'actions (surtout au début). On a l'impression que les personnages récitent sans fin.

A des moments, je voulais fuir, mais j'attendais, je ne sais pas quoi, mais j'attendais qu'il se passe quelque chose.
Après l'entracte, effectivement il y a plus de mouvements, même peut-être un peu trop, où tous les proches de Julius Caesar l'ont assassiné, vont se retrouver tué à leur tour un à un. 
J'oubliais de préciser, c'est un Julius Caesar qui a comme temporalité les années 60/70. Donc, lorsque ses proches se font abattre, c'est à travers des fusils. Nous ne voyons pas les fusils, mais nous l'entendons sur un volume qui est nuisible pour mes petites oreilles. 

Un décor particulier, au départ des énormes pancartes mobiles et blanches, lorsqu'on les retourne, le visage de Julius Caesar apparaît. 
Puis pour les autres, un fond qui représente des sièges rouges que l'on retrouve dans un sénat, opéra, parfois quelques babioles, mobiliers sont rajoutés pour présenter l'appartement d'un des conseillers de Julius Caesar.

Des acteurs et actrices qui jouent bien malgré ces longs discours interminables. Ce qui m'a plu et qui a rajouté ce petit côté vivant et pimenté de la pièce, c'est qu'il y avait ce trio de Jazz, avec cette chanteuse qui avait une voix très mélodieuse et envoûtante. 
Espèce de berceuse parfois, elle relate à travers ces chansons, ce qu'il va se passer, le sentiment des personnages, des anecdotes, et même annonce la fin de la pièce. 

Une lumière par contre très travaillée, l'ambiance de chaque scène et de chaque action est bien différenciée et visible.
Une lumière plutôt rouge sang, très sombre pour la dernière scène, où il y a le massacre de tous les hommes qui ont trahi Julius Caesar. Cette lumière caractérise cette nuit, ce bain de sang, cette aube sanglante.
Ou encore la première scène, avec une lumière très vive, éclairante pour symboliser le cocktail qui a lieu.

Des costumes élégants, souvent des smokings, des vêtements de bal de soirée. Une élégance est assez visible ici.















"Strates et Discontinuités" au Micro onde, centre d'art contemporain de l'onde

Lieu :
Micro Onde, centre d'art contemporain de l'onde
8bis, avenue Louis Bréguet
78140 Vélizy-Villacoublay
Rer C arrêt gare Chaville-Vélizy, puis bus CVJ direction Vélizy-Villacoublay, arrêt Wagner


Exposition
Du 5 Octobre au 11 Décembre 2010
Elle est terminée. 
Mais il y a régulièrement d'autres expositions dans ce centre.




J'y suis allée le 13/11/2010.
Artistes présents (du moins leurs oeuvres) :
- Simon Boudvin                                                 - Julien Discrit
- Nicolas Boulard                                                - Vincent Ganivet
- Betty Bui                                                          - Paul-Armand Gette
- Elodie Huet                                                     - Olivier Masmontel et Cécile Gautheron
- Bruno Munari                                                  - Gérard Singer
- Samon Takahashi

Ces onze artistes réalisent des oeuvres qui sont en relation avec les paysages plus précisement à la formation et à la composition des paysages. Ils vont les représenter sous forme de dessins, de photographies, de schémas, d'objets trouvés, de vidéos, et de sculptures....
 Ces œuvres artistiques laissent apparaître des thèmes liés aux sciences de la nature, comme la géographie, la cartographie, la géologie, etc....


L'artiste Vincent Ganivet utilise la technique de la sculpture. Il va prendre comme matériel, du béton et ses dérivés.
Puisque celui-ci composé de calcaire, de silice et de chaux, est extrêmement lié au sol à la terre, et ce matériel est également utilisé pour la construction de structure, ou de bâtiment.  
Il va les assembler, les emboîter afin de crée des sculptures gigantesques, qui défie cette idée de pesanteur.
Le béton est très lourd, et de voir cette sculpture en hauteur, tenir qu'avec des sangles, des barres métalliques, élastiques, etc... ça donne quelques frayeurs....
Espèce de sensation d'un monument qui est sur le point de s'écrouler, mais maintenu en équilibre.





Ensuite Simon Boudvin reprend des photos qui l'a prise dans des lieux en état de construction (souvent sous terre), et y a rajouté des néons afin qu'on puisse voir l'ensemble de ce paysage autrement.
Ressemblance avec des grottes, ou des galeries de montagnes...
J'avais même eu l'impression devant ces photos que ça pouvait ressembler à une espèce de cheminement, des allées, des voix de parkings, à une sorte de parking.






Pour ma part, mon préféré, l'œuvre de Elodie Huet. Simple, fait à partir de récupération de cartons d'invitation, tracts d'exposition d'art contemporain. Elle a fait un assemblage de ces milliers de cartons, afin de travailler et de jouer sur des couches de papier et de motif.
On voit bien à travers son œuvre, l'idée de couches de roches superposées.
De plus, à ceci s'ajoute les différentes couleurs qui s'en dégagent et appuient sur la superposition des couches.
Cette œuvre reste toujours en création, car elle l'a remplie au fur et à mesure avec d'autres tracts d'expositions.
Ce qui fait changer sans arrêt sa structure.



   


Des œuvres qui semblent intéressantes et assez rigolotes, ceux sont celles de l'artiste Paul-Armand Gette. En effet, celui-ci cherche à faire un rapprochement des paysages avec des objets du quotidien et le corps humain (en particulier celui de la femme).
Par exemple, en prenant un gâteau marbré avec une sorte de glaçage au chocolat, on pourrait croire au loin que ceux sont des glissements de terrains, ou des couches de roches.



Après, il y a un ces photos avec des galets entreposés sur un vagin. Il y a une certaine symétrie avec les plis que formes les limites des cuisses et du vagin. Une espèce de paysage assez original.





Quant à l'artiste Nicolas Boulard, il nous fait travailler notre odorat et notre goût.
Étant artiste, et expert en vin, il va combiner ces deux formations afin de créer ses œuvres.
Il a planté une parcelle de vigne dans un remorque mobile. Ainsi, cette vigne voyage à travers les différentes expositions et galeries.
Ce n'est plus l'homme qui va à la vigne mais la vigne qui vient aux hommes. Ainsi, lors de ces voyages, cette vigne va rencontrer à travers son chemin différents environnement, et différents insectes qui vont aller à sa rencontre. Cependant, cela implique (je suppose) un entretien assez particulier de cette parcelle de vigne.






L'artiste Betty Bui, quant à elle utilise le procédé de la vidéo.
En filmant un paysage, elle va créer des effets spéciaux sur cette image. Elle va travailler sur cette image, afin de reproduire des ondulations, espèce de vagues qui apparaissent en continu sur l'écran.
Mouvement d'ondulation pour caractériser ces formes creuses à l'intérieur des roches, sur les montagnes, peut-être.



L'artiste Gérard Singer apporte la 3D dans cette exposition. Il reproduit des dessins, pour ensuite faire de la 3D dessus en là sculptant et utilisant du polystyrène.
Cela donne des paysages assez volumineux. J'ai eu parfois même cette impression d'érosion par la manière dont c'était représentée.





Deux artistes travaillent ensemble pour la création de grands dessins de paysages aux fusains, Cécile Gautheron et Olivier Masmonteil. Tout en sachant que cette femme est géochimiste, et cet homme est peintre.
Cet un mélange scientifique et artistique qui transparaît sur ce papier.







En ce qui concerne la partie photo, l'artiste Samon Takahashi utilise ce procédé. Il photographie des paysages vue du ciel grâce à un avion. En particulier, des paysages d'Amérique du Nord et du Sud, et parfois en Afrique. On y voit des champs à l'infini....
Espèce de sensation illimitée de ces champs à perte de vues.
Avec une palette de couleurs assez variées sur ces photos. Comme si c'était un puzzle.





L'artiste Julien Discrit utilise des milliers de cartes imprimés issus du IGN (Institut National Geographique) afin d'en faire un tas assez important.






Enfin, je m'excuse d'avance, il y avait cet artiste Bruno Munari dont l'œuvre se trouvait sur la table de documentation devant la billetterie à l'Onde, mais je ne l'ai su que quand je suis rentrée chez moi.
Je n'ai pas eu l'occasion de la voir.



Encore désolé pour la qualité des photos, ayant oublié mon appareil photo, j'ai dû utiliser mon téléphone portable.